Patrimoine Préhistorique et naturels : les grottes du Gard

Grotte de la Cocalière

 

Entre Cévennes et Ardèche, bienvenue dans l'une des 3 plus belles grottes de France : la Cocalière.

Pour arriver jusqu'ici, vous avez suivi la départementale reliant Alès à Aubenas (la RD 904-104, passant entre St-Ambroix et St-Paul-le-Jeune) jusqu'au rond point de Courry où une desserte mêne à l'un des vastes parkings ombragés du site touristique. Vous voici sur le verdoyant plateau karstique des Gras ou Garrigues où se côtoient avens, dolines, lapiaz et de nombreux témoignages pré et prohistoriques tels que des grottes sépulcrales, tumuli, dolmens, capitelles...

Creusée dans les calcaires du sommet du Jurassique (Kimméridgien, Tithonien - entre 146 et 135 millions d'années), la grotte de renom que vous allez maintenant visiter n'est qu'une branche d'un vaste ensemble souterrain couvrant une trentaine de kilomètres.

Son histoire a débuté il y a 35 millions d'années (Eocène, Ere tertiaire) et se poursuit de nos jours car la Cocalière est une grotte vivante, c'est-à-dire toujours en formation.
Parcours souterrain facile dans l'une des 3 plus belles grottes de France.

"150 ans d'exploration"
Les premiers découvreurs du système furent les hommes préhistoriques qui ont laissé des témoignages matériels de leurs incursions (ossements, outils, poterie...).

Le premier explorateur dont on possède les écrits fut Jules de Malbos (1854), naturaliste ardéchois qui s'engagea par l'orifice naturel, l'Aven de la Cocalhère, dans le cours temporaire de la Cocalhère-Basse, pièce maîtresse du système. Jules de Malbos reconnut en outre d'autres branches du système comme la Goule de Sauvas.
On retiendra également l'exploration de l'ingénieur Gaupillat en 1892 (cousin du célèbre explorateur Martel) qui parcourut la Cocalhère-Basse jusqu'au premier plan d'eau à 1900 mètres du jour.
En 1937, toujours dans la Cocalhère-Basse, Robert de Joly conduisit une équipe jusqu'à un siphon à 2500 mètres du jour et atteignit un étage supérieur.

Puis, de 1953 à 1966, la société de spéléologie et préhistoire Gard-Ardèche entreprit l'exploration méthodique de tout l'ensemble synclinal. En 1953, par exemple, la SSPGA découvrit à partir de ce qui est devenu les salles touristiques, le Puits de l'Aventure qui donne dans un ruisseau souterrain actif. C'était la première fois que l'on trouvait une eau vive dans un complexe (depuis, une station de pompage amène l'eau en surface).

Les premiers aménagements ont été entrepris dès 1965 sur le site extérieur de la Cocalière. Le percement du tunnel (descenderie) facilite les accès dans la caverne. C'est ainsi qu'a été découvert en 1966 le réseau des Spéloufis (ou des Beaumettes) très joliment concrétionné et non encore aménagé.

Les explorations étant souvent bloquées par des plans d'eau, dès 1953, des essais de pompage ont été effectués en plusieurs points (Peyraous) mais sans grand succès, jusqu'à ce qu'en 1955, le décès d'un plongeur au Peyrou de chadouillet mette un frein à ce mode de reconnaissance.

Fort heureusement, entre 1969 et 1999, des plongeurs spéléos appartenant à des groupes spécialisés ont su franchir de nombreux siphons, à Peyrejal, à la Goule de Sauvas, et à la Cocalière. Ces plongées conduisirent à la découverte de plusieurs kilomètres de galeries montrant l'interconnexion des réseaux du système. C'est ainsi qu'en 1999, B. Poinard est descendu au Peyrou de Chadouillet, dans des conduits noyés jusqu'à -80 mètres sans atteindre le fond.

Pour conclure, sachez aussi que l'exploration de la Beaume de Chazelles, commencée en 1937 par R. de Joly et reprise de 1950 à 1970 par la SSPGA, se poursuit de nos jours. Ce vaste réseau n'a pas encore été relié à ceux situés plus au Nord.

Restauration sur site.

Heures d'ouverture du site :
Ouvert tous les jours de mi-mars à la Toussaint.
15 mars au 30 juin : 10h-12h:14h-17h
1 juillet au 31 août : 10h-18h
1 septembre aux vacances de Toussaint : 10h-12h /14h-17h
Dernière visite : 15 minutes avant fermeture

Grotte de la Salamandre

 

La Grotte de la Salamandre est une énorme cavité féerique ornée des Géants de Cristal, stalagmites titanesques mises en couleurs et en sons. Elle est accessible à tous et propose des activités pour tous !


Découverte en 1965, ouverte au public en 2013, médaille d’or du tourisme 2015 (en savoir plus…), elle permet aujourd’hui d’accueillir tous les publics dans une féerie de lumières et de sons, où l’éclairage “naturel” alterne avec d’incroyables couleurs.

L'Abîme de Bramabiau

 

Rivière souterraine

L'histoire de la première traversée : naissance de la spéléologie
Nous sommes le mercredi 27 juin 1888 au matin. Les calèches chargées du poids des hommes et du matériel entrent bruyamment dans Camprieu.

Les paysans, alors occupés à couper les foins cessent leurs travaux et se pressent autour de l'étrange caravane. Peu habitués à de telles visites, ils posent mille questions…
Ils se gaussent de ces « messieurs de Paris » trouvant leur projet pour le moins bizarre : ce serait donc aujourd'hui ou jamais que le Bonheur des Ténèbres accepterait de livrer ses secrets.


Oui, Martel et son équipe avaient fait le dessein de traverser le plateau de Camprieu.

Les braves paysans ne croyaient guère au succès de cette traversée chimérique. C'était une évidence, personne ne pouvait réussir !
Cela se savait, par tradition, depuis la nuit des temps… Les prenant pour des esprits dérangés, ils rient niaisement au nez de Martel et de ses compagnons vexés !
Pour les décourager, certains racontèrent que le 7 février de la même année, un dénommé Vidal, dit « la trouche » disparut dans la perte du Bonheur…
Suicide, accident, on ne l'a jamais su, son corps n'avait put être retrouvé, ni dans le grand tunnel, ni à l'autre bout du plateau au fond du grand précipice de Bramabiau, c'était la preuve formelle de l'inviolabilité du mystère souterrain.

 

A midi tout le monde était fin prêt et Martel décidait de passer à l'action.
Le matériel avait été descendu dans l'alcôve, car il avait été convenu par prudence de tenter la traversée depuis la sortie des eaux : en effet les grottologues ne risquaient pas, ainsi, d'être entraînés par les lames écumeuses du torrent si de grandes cascades se présentaient.

 

Tout le monde est à pied d'œuvre. Gabriel Gaupillat et Philippe Cheilley restent dehors. Une échelle démontable est dressée pour l'escalade de la première cascade souterraine.
Trois hommes partent en reconnaissance, reviennent peu après et crient : « ca va loin ! ». Ils ont vu un vaste bief, dans la salle du Hâvre, et il est décidé de se servir du fameux « osgood ».
Martel et Parcel Gaupillat partent en éclaireurs, sur le canot en s'aidant de cannes avec crochets pour progresser.
Foulquier, plus agile, les rejoint par des corniches. Après avoir tenté l'escalade d'une cheminée par laquelle ils espéraient contourner la difficulté de la rivière, ils poursuivent l'exploration jusqu'à une cascade qui les contraint au retour : la bateau ne pouvait pas être hissé tout en haut.


Mais la partie n'et pas perdue pour autant ! Le lendemain, privés de Parguel mais renforcés par la venue de son beau-frère Emile Michel et de l'instituteur du village Pierre Mely, l'équipe au complet décida de tenter la traversée en suivant la rivière, car Martel était sûr maintenant de ne pas trouver de cascade abyssale… Mely, intimidé, rebroussa chemin.

A l'aide de cordes, d'échelles pliables, de lampes à magnésium, mais sans osgood (il fut laissé dans la salle du Carrefour) les hardis pionniers réussirent la jonction avec le point atteint le jour précédent au prix d'acrobaties et de meurtrissures.

Après 1300 mètres d'aventure, ils sont tous sortis de la grotte. Un exploit de taille venait de se réaliser, Martel avait triomphé de l'incrédulité des paysans ! Ils se rendirent tous à la mairie de Camprieu pour rédiger le procès verbal de la première traversée de Bramabiau. Elle fait aujourd'hui figure d'acte de naissance de la spéléologie.

L'Abime de Bramabiau :

A la limite des causses et des Cévennes, dans le massif de l’Aigoual, le Bonheur prend naissance pour disparaître sous terre 5 km plus loin, à proximité de Camprieu, et devenir la rivière souterraine de Bramabiau.
Il ressort quelques centaines de mètres plus loin par une étroite fissure haute de 70 mètres et jaillit en cascade imitant « un bœuf qui brame ».


C’est une partie du labyrinthe de ce cours souterrain qui est ouverte à la visite permettant ainsi de découvrir salles calcifiées, marmites de géant, piliers tourbillonnaires et autres merveilles de concrétions...et de constater que l’eau continue son travail de sculpture de la pierre. 2 tunnels et une galerie avec des contre-empreintes de dinosaures permettent d'effectuer un circuit avec sortie près des parkings.

Horaires :
Juillet - Août 10 H 00 - 18 H 30
Septembre 10 H 00 - 17 H 30
Octobre Novembre (jusqu'au dernier jour des vacances de la Toussaint) 11H30 - 15H45 - Visite à heure fixe

Animaux acceptés en laisse à l'intérieur de la grotte

Aven d'Orgnac

Le Grand Site de l’Aven d’Orgnac, la Grotte et la Cité de la Préhistoire, se situe en Ardèche, à 50 km d’Uzès (Gard).

Grandiose, l’Aven d’Orgnac vous propose un fabuleux voyage dans les profondeurs de la Terre et du Temps.
La grotte, seule cavité distinguée par le Label Grand Site de France, est un lieu de référence du patrimoine souterrain mondial.
Au coeur de véritables cathédrales souterraines, vous découvrirez un monde fascinant orné de cristallisations aussi féériques que grandioses.
Tour de Pise, palmiers géants, piles d'assiettes, buffet d'orgues majestueux, draperies translucides, salles rouges... illustrent ce voyage merveilleux commenté par des guides passionnés.

Une descente fabuleuse jusqu'à 121 mètres de profondeur, ponctuée par un son et lumière émouvant et un retour sans effort grâce à des ascenseurs.

Pour les plus sportifs, une partie du réseau non-aménagé est accessible (sur réservation obligatoire) sous forme de sorties spéléologiques :
- la Rando (3h, à partir de 12 ans)
- l'Odyssée (8h, à partir de 14 ans)
- le Vertige (3h, à partir de 14 ans)
- la descente historique (1h, à partir de 12 ans)

La Cité de la Préhistoire, entièrement rénovée : plus interactive, plus ludique, plus visuelle, la Préhistoire s'invite comme l'incontournable sujet de visite de vos vacances ou excursions en Ardèche méridionale.
Découvrez, sur 2000 m² consacrés à la thématique, 350 000 ans d'Histoire vécus par ces hommes et femmes, leurs lieux de vie, leurs bijoux et armes, leur environnement et les animaux qui les entouraient, sans oublier le travail archéologique.
Pour ce faire, dès votre entrée, les illustrations murales vont remonter le temps jusqu'à 350 000 ans avant JC, les bornes et autres tables interactives vous permettront de toucher du bout des doigts cet univers qui nous semble si lointain.
Néophyte ou initié, chacun découvre au fil d'un parcours de visite totalement modernisé une muséographie adaptée, riche en informations et en émotions.

Tout au long de l'année, un animateur vous fera revivre les gestes de nos lointains ancêtres en vous enseignant comment allumer un feu sans allumette ni briquet, tailler un silex ou chasser le bison.

Les extérieurs du Grand Site, océan de verdure dans le sud de l'Ardèche.
Terrasses paysagées (partiellement accessibles aux personnes à mobilité réduite) ou Sentier du Maubois (balades de 30 minutes à 1h, dépliant gratuit sur simple demande).
A votre disposition, vous trouverez des aires de jeux et de pique-nique, une boutique de produits du Terroir et de souvenirs, une buvette et un restaurant.

Le Grand Site de l'Aven d'Orgnac vous accueille 7 jours sur 7, du 1er février au 15 novembre et pendant les vacances scolaires de Noël, du 19 décembre 2020 au 3 janvier 2021 inclus.
Fermetures exceptionnelles le 25 décembre et le 1er janvier.
Périodes de fermeture : du 16 novembre au 18 décembre 2020 inclus et du 4 au 31 janvier 2021.